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Les procès de Longpré: un siècle et demi de querelles seigneuriales à Haramont (1606-1787)

"Le couvent a le malheur d'avoir pour voisin le seigneur d'un château appelé les Fossés" (extrait des notes d'un avocat du prieuré de Longpré)

À Haramont, petit village du Valois blotti contre la forêt de Retz, s’est déroulée, pendant plus de cent cinquante ans, une guerre d’un genre particulier. Pas une guerre d’armes, mais une guerre de parchemins, de bornes et de mots.

Les procès qui opposèrent les religieuses de Longpré et les différents seigneurs des Fossés contiennent tous les ingrédients des « bons » romans judiciaires de l’Ancien Régime. Tout y passe : usurpations de terres et de censives, droits de justice, moulin bâti sans autorisation, droits honorifiques, droit de chasse, altercations, menaces et violences, avec, cerise sur le gâteau, les guerres de Religion en toile de fond !

À travers ces querelles locales — condensé exemplaire des tensions entre communautés religieuses et seigneuries laïques — se dessine un tableau saisissant de la société d’alors : un monde où chaque borne, chaque moulin, chaque mesurage ou déclaration de terre pouvait devenir l’objet de chicanes interminables, arbitrées par un véritable mille-feuille d’instances judiciaires.

Le prieuré de Longpré

Fondé avant 1180 par Aliénor, comtesse de Vermandois, le prieuré de Longpré, situé dans la vallée de Baudrimont, appartenait à l’ordre de Fontevrault, cet ordre double où moines et moniales vivaient séparément sous la direction d’une abbesse. Aliénor avait doté en 1208 le monastère de quatre fiefs: Baudrimont, Roinel, Bailly et Segard (1). Ces fiefs étaient soigneusement arpentés et bornés pour « assurer la paix avec Agathe de Pierrefonds ».

On procédait régulièrement à des vérifications de ces bornes et à des arpentages, en présence des seigneurs voisins dont les fiefs jouxtaient ceux de Longpré, tant les contestations étaient fréquentes ! Dès 1284, Robert de la Muette, Pierre d’Eschancu dit des Fossés, Manassier de Vé et Colart d’Éméville accusent le prieuré d’avoir usurpé le pâturage nommé « La garde Bally ». D’autres arpentages, rendus nécessaires par les ravages causés par la guerre de Cent Ans, sont réalisés en 1397 (c’est justement l’année où un document nous apprend que l’église d’Haramont « est de présent toute descouverte et en grant ruyne… ») et 1401.

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Michel Gaillard, dit « de Dion » : un huguenot à Saint-Nicolas de Courson au XVIᵉ siècle

En 1568, la ville de Compiègne faillit tomber aux mains des huguenots. Un chroniqueur compiégnois, Claude Picart, rapporte qu’une troupe réformée tenta sans succès d’en forcer les portes, sous la conduite d’un capitaine qu’il désigne comme le « seigneur de Dyon ». Quelques années plus tard, ce même personnage apparaît encore dans la correspondance du prince de Condé, qui lui fait remettre quatre cents écus, signe de son rôle actif dans le parti réformé. Mais qui était ce « Dyon », chef protestant d’Île-de-France, mêlé aux troubles du Valois et du Soissonnais ?

Les archives livrent un nom : Michel Gaillard, écuyer, seigneur de Dion, parfois dit « de Longjumeau ». Au hasard d’actes notariés et de procédures judiciaires, ce gentilhomme apparaît à Saint-Nicolas de Courson, hameau forestier de l’Oise, où il résidait dans les années 1560. Ses traces, éparses mais significatives, permettent de reconstituer la silhouette d’un protestant engagé, oscillant entre ses attaches familiales, ses possessions et la tourmente des guerres de Religion.


La première mention : 1566

Un acte notarié du Châtelet de Paris, daté de 1566, désigne :

« Noble homme Michel Gaillard, escuyer, seigneur de Dyon en Xaintonge, demeurant ordinairement à Sainct Nicolas de Curson en la forest de Cuyse, près de Pierrefons, diocèse de Soissons, estant de présent en cette ville de Paris. »(1)

Dans cet acte, Gaillard concède à Raoul Duchesne, chanoine d’Amiens et archidiacre de Ponthieu, vingt sommes de gros bois annuelles, à livrer par voie d’eau, du port de Compiègne à celui de l’école Saint-Germain à Paris, aux frais du bénéficiaire. Cette donation est faite en reconnaissance « des bons et agréables services » rendus par Duchesne. Elle atteste que Michel Gaillard, seigneur de Dion, résidait alors principalement à Saint-Nicolas de Courson.


La veuve Françoise de Cochet : 1586

Le 16 novembre 1586, Françoise de Cochet, veuve de Michel Gaillard et remariée à Charles de la Bove, écuyer, vend une maison à Saint-Nicolas de Courson à Abdenago de Cochet, écuyer, seigneur de Javage et de Fresnoy-le-Luat, et à son épouse Charlotte de Montaigny (2).

Dans cet acte, Gaillard est encore qualifié d’« écuyer, seigneur de Dion ». Françoise agit également au nom de Valentin Gaillard, sans doute son fils, lui aussi écuyer et seigneur de Dion, qui résidait alors à la cense de Warnivillers (Rouvillers, Oise), dépendant de l’abbaye d’Ourscamp. La maison vendue correspond vraisemblablement à celle que Michel occupait déjà en 1566.


Le fief de Gilocourt : 1569

Le 8 octobre 1569, Françoise de Cochet hérite d’un fief à Gilocourt, à la suite du décès de sa mère Claude Girard, épouse de Christophe de Cochet (3). Le procureur du roi ordonne toutefois la saisie du fief, tenu « par Dion de Longjumeau à cause de sa femme », au motif que les époux « appartenaient à la religion » et que « Dion » avait « toujours porté les armes contre le roi ».

Ces accusations se trouvent confirmées par le témoignage de Claude Picart : le « seigneur de Dyon » fut en 1568 le capitaine d’une compagnie de huguenots qui avaient essayé de prendre, sans succès, la ville de Compiègne. Le même seigneur de Dyon est encore mentionné en août 1575, quand le prince de Condé, chef des réformés, ordonne de lui faire remettre 400 écus. On avait donc affaire, en la personne de Dyon, à l’un des chefs huguenots de la région.

Si l’issue du litige concernant le fief de Gilocourt reste incertaine, un acte de Charles IX mentionne Michel Gaillard, « seigneur de Dion », auquel il est accordé pardon « pour avoir porté les armes contre le roi » (BnF, ms. fr. 4594). Ce document confirme son engagement huguenot et ouvre des perspectives nouvelles pour la recherche.


La cense de Babeuf : 1561

Un acte conservé aux Archives départementales de l’Oise nous apprend qu’en 1561, les religieux de Saint-Éloi de Noyon baillèrent pour 98 ans leur cense de Babeuf à « noble homme Michel de Gaillard, écuyer, seigneur de Dyon, demeurant à Appilly », conjointement avec deux laboureurs de Babeuf, Nicolas Leclerc et Sébastien Carpentier (AD Oise, H 1972). On relèvera que parmi les charges incombant aux nouveaux fermiers figurait celle de reconstruire les bâtiments de la cense, brûlés et détruits pendant les guerres avec les huguenots.

Cependant, un conflit éclata rapidement : dès le mois d’avril 1561, une sentence du bailliage de Noyon condamna les fermiers à payer aux religieux les redevances dues (AD Oise, H 1983). Un nouveau bail fut consenti en 1569 à d’autres exploitants, ce qui laisse supposer que Gaillard ne conserva pas longtemps ce fermage.


Un seigneur de Dion… mais lequel ?

L’acte de 1566 le qualifie de seigneur de Dion en Saintonge. On pourrait l’identifier avec le fief de Dion sis à Chérac (Charente-Maritime), où subsiste un château du XVIᵉ siècle. Toutefois, la seigneurie appartenait alors à la famille de Lestang, sans lien connu avec les Gaillard.

Par ailleurs, il est parfois nommé « Dion de Longjumeau », ce qui évoque la branche Gaillard possessionnée dans cette ville au XVIᵉ siècle. Les généalogies connues mentionnent plusieurs Michel Gaillard successifs, mais aucun ne correspond parfaitement : ni seigneur de Dion, ni époux de Françoise de Cochet.


Les héritiers d’un bâtard de la maison de Longjumeau ?

En 1613, une Françoise de Gaillard, fille de Quentin, seigneur de Dion, et de Diane d’Herselin, apparaît mariée à Adrien de Fontaines(4). Puis, pendant plusieurs décennies, la trace des descendants de Michel Gaillard semble se perdre.

C’est la recherche de noblesse ordonnée en 1667 par l’intendant Dorieu dans la généralité de Soissons qui fournit un nouvel indice décisif. Un certain Michel Gaillard, se disant « seigneur du Breuil », est alors condamné le 21 juillet 1667 au motif que son bisaïeul – dont le prénom n’est pas précisé – aurait été un bâtard de la maison de Longjumeau. À ce titre, il est déchu de sa noblesse. Mais Gaillard interjette appel et parvient à démontrer que ce bisaïeul avait été légitimé par le roi, ce qui lui vaut d’être rétabli dans sa qualité noble. Faut-il voir en ce « seigneur du Breuil » un descendant direct du seigneur de Dyon ?

Le fief du Breuil n’a pas pu être localisé avec certitude. Toutefois, l’Armorial général dressé par d’Hozier mentionne bien « Michel de Gaillard, escuier, seigneur du Breuil », domicilié dans l’élection de Crépy-en-Valois. Ses armoiries, quoique différentes, rappellent étroitement celles de la branche de Longjumeau, renforçant l’hypothèse d’un lien familial.

Cette mention de légitimation mérite une attention particulière. Un document daté de janvier 1567, conservé à la BnF, atteste la légitimation de Michel Gaillard, fils naturel de Charles Gaillard et de Nicole Souier, « lors de la conception du suppliant soluz et non mariez ». Fait troublant, l’inventaire de la BnF qualifie ce Michel de « seigneur de Dyon », alors que l’acte lui-même n’emploie pas cette dénomination. Par ailleurs, aucun Charles Gaillard n’est connu à cette époque dans la généalogie des Gaillard de Longjumeau, ce qui laisse entière la question de l’identification.

Il n’en reste pas moins qu’au sein de la branche de Longjumeau, détentrice du fief du Fayel, apparaît une Anne de Gaillard, dite « de Dion », épouse de Paul Deschamps, seigneur de l’Archeville. Fille de Michel III Gaillard, seigneur de Longjumeau, et sœur de Michel IV, elle confirme que le toponyme « Dion » est bien associé à cette lignée.


Conclusion : une enquête ouverte

Les sources conservées permettent de dessiner le portrait de Michel Gaillard : gentilhomme protestant, seigneur de Dion, parfois surnommé « de Longjumeau », présent à Saint-Nicolas de Courson et engagé dans les conflits religieux de son temps. Pourtant, ses origines exactes et sa place dans la généalogie des Gaillard demeurent obscures.

Ainsi, l’énigme de ce seigneur huguenot reste entière et mérite des investigations complémentaires.


Notes et références

  1. Archives nationales, Y//107.
  2. Minutes de Mariage, notaire à Crépy-en-Valois, 16 novembre 1586.
  3. Bibliothèque nationale, manuscrits français 4594.
  4. Dictionnaire de la noblesse

Annexe – Généalogie des Gaillard, seigneurs du Breuil

I. Michel de Gaillard, seigneur du Breuil. Inhumé le 11 octobre 1672 à Noroy-sur-Ourcq.

Epousa en premières noces Marie de Vezier, d’où:

  • Michel Gaillard, né le 11 juin 1635 à Noroy-sur-Ourcq, qui suit.
  • Marie Gaillard, née le 17 décembre 1638 à Noroy-sur-Ourcq, décédée le 23 avril 1684 à la Ferté Milon (paroisse Saint-Pierre de Charcy). Epousa Jacques Alfort, dit du Verger.

Epousa en seconces noces Barbe de Fontaines, d’où:

  • Jacques Gaillard, né le 3 mars 1651 à Noroy-sur-Ourcq
  • Michelle Gaillard, née le 23 janvier 1652 à Noroy-sur-Ourcq
  • Hugues Gaillard, né le 12 décembre 1653 à Noroy-sur-Ourcq

II. Michel de Gaillard, seigneur du Breuil. Il épousa Marguerite de la Bretesche, d’où:

  • François de Gaillard, né le 20 mai 1669 à Hautevesnes, mort jeune.
  • Marguerite de Gaillard, née le 2 janvier 1671 à Hautevesnes, décédée le 1681 à Noroy-sur-Ourcq
  • Françoise de Gaillard, née le 11 août 1673à Hautevesnes.
  • Anne de Gaillard, mariée en premières noces le 2 juin 1699 à Acy avec François Leporc, écuyer, seigneur de Fauquemont, fils de François-Sébastien Leporc, écuyer, seigneur de Valrosée, et de Suzanne Roger. Mariée en secondes noces le 20 janvier 1706 à la Ferté-Milon avec Jean-François de Sacy.

Hameaux de la forêt de Compiègne : Vaudrampont au temps de la réformation de la forêt de Cuise (1663).

Au milieu du XVIIᵉ siècle, la monarchie française engagea une vaste réorganisation de ses forêts royales. Ces espaces constituaient pour la Couronne une richesse économique et stratégique de premier ordre – fournissant bois de construction pour la marine, combustible, terrains de chasse, mais aussi revenus par les fermes et les concessions. Pourtant, leur gestion était fragilisée par une multitude de contestations : droits d’usage des communautés rurales (pâturage, glandée, ramassage du bois mort), installations artisanales (dont les verreries), prétentions seigneuriales fondées sur des possessions anciennes ou supposées « immémoriales ». Pour rétablir son autorité et assainir l’administration forestière, Colbert impulsa dès les années 1660 une grande réformation des eaux et forêts, confiée à des commissaires itinérants comme Guy Chamillart, maître des requêtes et commissaire général.

La forêt de Compiègne, alors dénommée « forêt de Cuise », fut directement concernée par ces réformations. En 1663, Chamillart procéda à un recensement systématique des droits, convoquant officiers et procureurs de la « maîtrise des eaux et forêts de Cuise », seigneurs et usagers afin qu’ils produisent leurs titres et justifient leurs prétentions. Ces opérations sont documentées par une série de procès-verbaux conservés aujourd’hui aux Archives nationales sous la cote O/1/3800, qui constituent une source précieuse pour comprendre le déroulement concret de cette entreprise de contrôle et de rationalisation. On y trouve la trace des bornages, des confrontations entre particuliers et administration, mais aussi des arguments juridiques et rhétoriques mobilisés pour défendre des droits souvent fragiles.

Arch. Nat. O/1/3800

Dans ce cadre, l’affaire opposant Benjamin de Thouars, seigneur de Beauregard, au procureur du roi au sujet du hameau de Vaudrampont (alors orthographié « Baudrampont ») illustre la tension entre revendications seigneuriales et volonté monarchique de réduire les empiètements sur le domaine royal. Elle éclaire aussi, par la richesse de ses argumentaires et la décision finale, la manière dont la monarchie entendait redéfinir, consolider et défendre son patrimoine forestier au XVIIᵉ siècle. Dans le cadre du grand recensement des droits de propriété et d’usage en forêt de Compiègne en 1663, les particuliers qui prétendaient posséder des terres ou des privilèges d’exploitation devaient apporter la preuve de leurs droits face à l’administration royale. Benjamin de Thouars, seigneur de Beauregard et lieutenant pour le roi en la citadelle de Laon, affirme posséder le domaine de Baudrampont, d’une superficie de 24 arpents, hérité de ses ancêtres, qui en ont joui paisiblement « de tout temps immémorial ». Pour pallier l’absence de titres écrits – perdus, selon lui, lors d’une épidémie de « maladie contagieuse » ayant emporté sa tante, qui habitait alors la maison de Vaudrampont, et détruit les papiers de famille – il invoque la force probante des bornes visibles qui séparent son bien des bois du roi, présentées comme des marques de propriété suffisantes et « irréprochables ». À ce titre, il demande à être maintenu dans la jouissance de ses bois et pâturages, tout en sollicitant un délai de six mois pour tenter de retrouver d’éventuels titres supplémentaires. Cet exemple illustre à la fois la fragilité des preuves conservées par les propriétaires, la centralité des bornages dans les litiges fonciers et la tension constante entre usages privés et domaine forestier royal au XVIIᵉ siècle.

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Anciens patronymes du Valois (épisode 3): noms de personnes à Montigny-Lengrain en 1578, selon le dénombrement du fief de Banru.

Les archives du XVIᵉ siècle concernant Montigny-Lengrain sont particulièrement rares. Aucun registre paroissial n’a été conservé, les archives des nombreuses communautés religieuses possédant pourtant des biens dans la paroisse sont muettes, et les documents seigneuriaux disponibles sont limités. Pour retracer l’histoire des familles de Montigny-Lengrain à cette époque, il est donc nécessaire de recourir à une exploration minutieuse des minutiers notariaux de Vic-sur-Aisne et de Coeuvres, dont les habitants de Montigny-Lengrain constituaient une partie de la clientèle.

Dans ce contexte, le registre coté R/4/132 aux Archives Nationales revêt un intérêt tout particulier. Ce document contient l’aveu et le dénombrement réalisés en 1578 par Antoine de Brion, écuyer et seigneur de Banru, relatifs aux revenus de son « fief, terre et seigneurie de Banru ». Ce dénombrement offre un éclairage précieux sur la composition sociale et économique de la paroisse à cette époque : il mentionne quelques dizaines d’habitants de Montigny-Lengrain, détenteurs des centaines de parcelles constituant le fief de Banru, à qui un cens était dû. À ces noms s’ajoutent ceux de propriétaires de parcelles voisines, situées en dehors des limites directes du domaine de Banru.

Le dénombrement d’Antoine de Brion est le premier document connu à détailler le parcellaire du fief de Banru. En comparaison, le dénombrement précédent, établi le 22 avril 1542 par François de Brion (conservé sous la cote R/4/131), reste très sommaire. Il se limite à une évaluation globale des revenus issus des cens et surcens, sans mentionner le nom des habitants. Quant au dénombrement suivant, daté du 2 juillet 1602 et rédigé par Robert Noël (également coté R/4/132), il s’avère être une simple copie de celui de 1578, n’apportant aucune information nouvelle.

Cet article détaille la liste des personnes mentionnées dans le dénombrement d’Antoine de Brion: 53 tenanciers directs, et environ 70 autres personnes (vivantes ou décédées) citées dans les descriptifs de parcelles. Le fief de Banru ne correspondait qu’à une partie du territoire de la paroisse de Montigny-Lengrain, située à l’ouest du village principal, à Banru, à la Vallée, aux Croutes, à Flonval et à Orval. Il ne rend donc pas compte de l’ensemble des habitants de la paroisse qui possédaient des biens à cette époque, et encore moins de toute la troupe des manouvriers qui ne possédaient rien.

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Anciens patronymes du Valois (épisode 2): deux listes d’habitants d’Ambleny en 1356 et 1416

Comme dans mon article précédent, c’est à nouveau grâce à un document numérisé rendu disponible par l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (IRHT) que nous avons accès en ligne à un document utile à nos travaux: le cartulaire du chapitre cathédral Saint-Gervais de Soissons, conservé aux Archives Départementales de l’Aisne sous la cote G253.

Le roi Philippe le Bel avait vendu en juillet 1296 le village d’Ambleny, ainsi que Chelles, la Vallée, Puiseux et Soucy, aux prévôt, doyen et chapitre de la cathédrale de Soissons, pour le prix de 4 250 livres tournois. C’est ainsi que la cartulaire du chapitre cathédral conserve un grand nombre de chartes anciennes concernant Ambleny, dont l’analyse sommaire figure dans l’inventaire de la série G des Archives Départementales de l’Aisne.

Entre 1356 et 1416 les habitants d’Ambleny et le chapitre cathédral de Soissons sont en conflit concernant un certain nombre de redevances dûes annuellement par les habitants au chapitre. C’est ce conflit, et les accords qui s’ensuivirent, que retracent quelques documents conservés dans le cartulaire (folios 49 à 55, correspondant aux pages 85 à 91 du document numérisé), et qui portent à notre connaissance la liste des habitants d’Ambleny, en 1356 et 1416.

Accord entre le chapitre cathédral de Soissons et les habitants d’Ambleny concernant les vinages d’Ambleny, 1356. Arch. Dep. Aisne, G253.

La liste de 1356 contient 133 noms, dont deux sont encore mentionnés dans dans les premiers registres paroissiaux de la fin du XVIème siècle et du début du XVIIè siècle (Dievet, Pélerin). Il faut peut-être aussi voir dans ce Guillaume Lollier de 1356 et ce Philippe Leullier de 1416, les ancêtre de tous les Lolliot, famille toujours présente à Ambleny dans la deuxième moitié du XIXème siècle, et qui avait longtemps conservé son métier original de meunier, puisque Luc Lolliot est cité comme meunier à Ambleny en 1572.

Le nom le plus porté est du Four (alias « dou Four ») avec 8 occurences, suivi de Chafouillet et Lapostoille (3 occurences). 108 noms ne sont portés que par une personne.

La liste de 1416, qui débute par la mention de l’écuyer Jean de Laistre, contient 125 noms de personnes, correspondant à 104 noms de famille uniques. Cinquante ans se sont écoulés depuis 1356, mais curieusement, le corpus de noms de famille s’est en grande partie renouvelé : il n’y a qu’une vingtaine de noms communs aux deux listes (Ancelet, Buisson, Caresme, Chaudin, Chaffouillet, de la Rue, Dievet, du Four, Durant, Gougon, Liégier, le Boucher, Lollier/Leullier, Mauglout, Morel, Mouton, Pélerin, Pouplier, Pontarchier et Raquet).

Au milieu du XIVᵉ siècle, le caractère héréditaire des noms de famille est toujours en train de se généraliser dans les campagnes. On peut imaginer les avantages que cela procure quand, comme à Ambleny, plus d’un tiers du village se prénomme Jean ! Il est ainsi possible que des familles soient désignées différemment entre 1356 et 1416. Par exemple, pourquoi ne pas voir en Pierre, Jehannin et Perrotin Adam de 1416 les descendants d’un Adam de Haguenau vivant en 1356 ?

De même, Jean le Cymmonet de 1416, qu’il a bien fallu pouvoir identifier au milieu des dizaines d’autres Jean présents au village, pourrait être un proche parent de Symonnet le Boucher de 1356. Enfin, que penser de Jean Liégier, surnommé « de Coucy » en 1416 : faut-il le rattacher à Jean de Coucy de 1356 ou plutôt à Jean et Renaud Liégier de cette même époque ?

On note l’apparition de noms toujours existants à la fin du XVIᵉ siècle et du début du XVIIᵉ siècle (Quillet, de Hallu, Huttin) ainsi que celle de la famille de Gouvieux, représentée en 1416 par Jehan l’aîné, Jehan le jeune et Philippot. La dernière représentante de cette famille à Ambleny, Anne Louise Gouvieux, y décéda en 1890.

Cependant, à l’exception de ces cas particuliers, tous les autres noms de famille mentionnés en 1416 avaient disparu d’Ambleny avant la fin du XVIᵉ siècle. On peut supposer qu’une grande partie de ce renouvellement ait eu lieu dès la guerre de Cent Ans, qui a ravagé le Valois et vidé les villages.

Quelques habitants prennent toujours le nom du hameau où ils habitent, Philippe et Jean « de la Barre » ou comme Renaut « de Pontarchier » (Pontarcher), Renaut « de Tartres » (Tarte), qu’il faut bien distinguer des quatre autres habitants portant le même prénom. D’ailleurs, et c’est sans doute la preuve que les noms de famille ne sont pas tout à fait fixés, d’autres habitants gardent par leur nom le souvenir de leur village ou région d’origine, proche (Faverolles), moins proche (Longueil, Gouvieux) voire lointaine (« le Broussellois », « le Lorrain », Flamenc, de Martinghen).

L’étude des prénoms révèle, comme mentionné précédemment, la prédominance du prénom Jean (38 occurrences) et de son dérivé Jehannin (5 occurrences), confirmant leur popularité durable. Ils surpassent de loin Pierre/Perrot/Perrotin (8 occurrences), Philippe/Philippot (7 occurrences), Gilles/Gillet (7 occurrences), Renaud (6 occurrences) et Gérard (5 occurrences). Malgré le fait que les deux derniers rois soient prénommés Charles depuis le règne de Charles V le Sage en 1364, ce prénom n’est pas porté dans la liste. On notera enfin un Bandry, référence au saint patron du village voisin de Saint-Bandry.

Liste des habitants d’Ambleny en 1416

Jean DE LAISTRE écuyer
Regnault DE PONTARCHIER
Thibaut MOREL
Jehan MOUTON
Girard RAQUET
Jehan DUFOUR l’ainé
Pierre DES ABEAUX
Jehan RAQUET
Jehan NOBIS
Jehan LIEGIER
Jehan DE GOUVIEUX le jeune
Jehan DE GOUVIEUX l’ainé
Jehan RICHART
Jean DE LA RUE l’ainé
Jehan BRUYANT
Jehan QUILLET dit Doron
Jehan DIEVET
Jean DE LA ROCHE le jeune
Jaquet ROSSE
Jehan DE HALU
Jehan PELERIN l’ainé
Jehan BILLOUART
Jehannin BONNET
Jehan CARESME
Jehan LE CHARON
Jehan DE VY
Jehan MAUGLOUT
Jehan MOREL
Jehanette LA CHADINE
Guillin CHAUDIN
Jehannin PELERIN le jeune
Jehan BERNARD
Jehannin ADAM
Jehan LIEGIER dit DE COUCY
Jaquet BONCONSEIL
Pierre DE FAYEL
Philippe HARNOISE
Pierre QUILLET
Pierre ADAM
Perrotin ADAM
Philippe DE LONGUEIL
Pierre DE LA ROCHE
Perenet POITOU dit Gillebert
Philippot LE BOUCHER
Pierre DIEVET
Pierre LE GENTIL
Gillet BOUVET
Gilet AUBRY
Gérard BRUYART
Gérard ROSSE
Guillaume SAVARY
Gilet LE FOURNIER
Guillaume DE VIEULAINES
Gérard LA POSTOILLE
Richard DUVELET l’ainé
Robin FOUQUERY
Regnault DE LONGUEIL
Raoulin POUPLIER
Regnault GILLEBERT
Regnaut DE TARTRES
Marguerite délaissée de feu Jehan LE GENTIL
Jehan DE COURTIL
Marie délaissée de Jehan DE COURTIL
Crestienne délaissée de Philippe BUISSON
Marie délaissée de Jehan GOUGON
Marie délaissée de Gérart LE DOULX
Bertran FOURRE
Colin DE FAVEROLES
Colin GOUJON
Regnaut DRUET le jeune
Regnault PENNEVAIRE
Symonnet FOUET
Cristofle BOCHET
Philippe LEULIER
Jehan LE CYMMONET
Jehan DUFOUR le jeune
Robin HUBERT
Henottin REMON
Colin MEROT
Bandry OUVRET
Philippot DURANT
Marie délaissée de Jehan
Perrot PREDIME
Pierre CHAUVAL
Jehan BILLOUART
Jehan DES LOGES
Jehan MINART l’ainé
Jehan MYNART le jeune
Jehan LE BROUSSELOIS
Jehannin MALINGRE
Jaquet DE LA MOTE
Jehan CORVISIER
Jehan FERVESTRE
Jehan GARNIER
Jehannin JOLY
Jehan DE LA BARRE
Jehannin LAMBERT
Jehan LE FOURNIER
Jeahn LE GRANT PAYART
Jaquet LE LORRAIN
Jehan HUTIN l’ainé
Jehan DELAITRE le jeune
Pierre DE LA BARRE
Philippot DURANT
Philippot DE GOUVIEUX
Gillet DUPONT
Gilles GUIOT
Gillet FLAMENC
Gilette LA GUIARDE
Gilet DE MARTINGUEHEN
Regnaut [non déchiffré]
Richart ANCELET le jeune
Raulet [non déchiffré]
Thierry LE BOUCHER
Thomin CHAUFOUILLET
Massin MIELLET
Regnault DU SABLE
La délaissée Watien ANCELET
Hennotin REMON
Huet COURTOIS
Hennin LE FEVRE
Bernart LIEGIER
Bertheran MOREL
Thomas MILLAY
Colin PETIT

Liste des habitants d’Ambleny en 1356

Thierry DE BELLEU
Robert ANCELET
Colart DE LA RUE
Perrot CHAFFOUILLET
Symn FOULEBOT
Estevenin FERE
Jehan BERCOUL
Pierre LAPOSTOILLE
Colart DE HEN
Pierre DE LA PORTE
Jean QUARESME
Martin GOUGON
Jean le jeune BOUCHIER
Jehan LIEGIER
Philippot DU MARES
Martin CHAUDIN
Gilet LE PICART
Philippot LE BOURCIER
Jean BARNAGE
Henry DIEVET
Wyet NAVET
Bernart BOURON
Jehan PIGNIE
Guillaume MESSAGIER
Jehan DE COUCY
Adam DE HAGUENAU
Jehan DE LILE
Pierre RAQUET
Mouvin LE BOURSIER
Robin MILET
Jean FOSSET
Bonnet DE PONTARCHIER
Jehan DE MARIVAL
Jehan BELLEU
Regnault FOUACE
Simon DE CROY
Jehan LAPOSTOILLE
Jehan LE SAUNIER
Jehan LEBEL
Maudin WARNET
Jehan CABARET
Jehan DES PRES
Jehan MARCILLET
Regnaut LIEGIER
Jehan LECHARON
Gérard BARNAGE
Frérin fils xxx LE FOSSIER
Colin DU CHASTEL
Jean DUFOUR
Gilet DUFOUR
Michelet DES OUCHES le jeune
Jean PANNEL
Jehan DU BOUILLON
Philippe DU BOUILLON
Jaquet AMYON
Perron ALLOUT
Jehan MOREL
Jehan POIART
Colin POUPLIER
Gervaise LE TONNELIER
Simon LE VASTRE
Simon DES PORTES
Simon MONNELART
Jehannette LA PANIERE
Michel DES OUSCHES l’aisné
Mahieu [non déchiffré]
Philippot DU FOUR
Pierre PREVOST
Jehan DU BOT charpentier
Jehan CHARCY
Watier MAUGLOUT
Jehan DOU FOUR le jeusne
Jehan COURTOIR
Jehan GALE le jeusne
Jehan CHAFFOUILLET
Guillaume PARE
Jehan LEDOULZ
Colin FORGET
Perot BEVET
Pierre BUISSON
Raulin fils Symonnet LE BOUCHER
Martin DU FOUR
Jehan VAILLANT LE COLART
Jehan CIRIER le jeune
Pierre DOU RIEZ
Pierre LE GAY
Adam LAPOSTOILLE
Jehan MALAQUIN DE CHASTEL
Alison fille WILLEMETTE
Jaquet NANAY
Guillaume LOLIER
Perinet GUERET
Drouet LE FOURNIER
Jean CHAFOUILLET de Montagu
Jehanne femme de feu Richart MALET
Regnaut MOREL
Jehannot BAILLET
Ourart LE FOSSOIER
Jehannot OUVRIER
Colinet LE MASSON
Jehan dit LE NAIN
Philipport FOIE
Jehan PELERIN
Raulin DUNOUEL
Adam QUARESME
Jean BUCET
Robert CHAUVEL
Philippe NOVION
Pierre BIENAIME
Marie DE RETUEIL
Maret LOLLIERE
Aubelet DE LA COUSIR
Thomas GUERET
Neson fille Pierre MOUTON
Jean DU RU
Bertaut DU FOUR
Jehan PYAT
Jean WARIN
Jehan MOREL du Fosse
Rogier LE PELETIER
Jean [non déchiffré]
Jehan DURANT
Jehan DUCHAMP
Jehan GUILLEMONT
Oudin BILLIER
XXX DU PONT
Jehannot QUENTIN
Jehannot fils LE CLERC du Fosse
Garnier DE MAUBREN
Jehan VAILLANT de PONTARCHIER
Aseline LA NOIRONNE
Symon DU FOUR
Gervaise LE GOUER

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Anciens patronymes du Valois (épisode 1) : les noms de famille à Cuise en 1521

Les registres paroissiaux de Cuise, débutant seulement en 1672, contraignent les généalogistes à explorer d’autres sources pour reconstituer l’histoire des familles locales. Parmi ces ressources, les archives des notaires de Pierrefonds et d’Attichy jouent un rôle clé, avec des dizaines d’actes concernant les habitants de Cuise. Toutefois, ces minutiers ne remontent qu’au dernier quart du XVIIe siècle.

Dans ce contexte, les archives des Célestins du Mont Saint-Pierre en Chastres s’avèrent d’une aide précieuse. Ces religieux, seigneurs de Cuise depuis 1400, ont laissé des documents anciens et bien conservés, accessibles en série H aux Archives départementales de l’Oise. Parmi eux, le registre coté H6776, a été numérisé par l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (IRHT). Ce registre contient le censier-terrier de 1521, rédigé dans le cadre du terrier de Valois. À partir du folio 42 (page 25 du document numérisé), on trouve la liste des 72 censitaires détenteurs des 207 parcelles (maisons, terres, vignes, etc.) sur lesquelles les Célestins exerçaient leurs droits seigneuriaux à Cuise et percevaient chaque année un cens. On y trouve les mêmes informations pour les autres villages et hameaux des environs dans lesquels les religieux avaient des intérêts: Croutoy, la Vallée, Breuil, Pierrefonds et Trosly.

Censier-terrier des Célestins de Saint-Pierre en Chastres, 1521. Arch. Dep. Oise H6776.

Ce document a été analysé dans l’ « Histoire de Cuise-Lamotte » par Louis le Floch, mais sans entrer dans les détails: nous livrons ici le nom et le prénom des 72 personnes mentionnées, correspondant à un total de 48 noms de familles différents.

Les noms les plus portés sont Bouchart (6 personnes), Eurard (4 personnes), Warocquier et de Hermerie (3 personnes) et 25 noms ne sont portés que par une personne. Une personne n’est mentionnée que via ses héritiers, il s’agit de Colin de Hermerie, qui n’est donc pas compté. Les tenanciers précédents sont parfois indiqués, ce qui peut intéresser les généalogistes (« Raouland de Sainct Jehan au lieu de Jehan de Sainct Jehan », « François de Crécy (…) à cause de Pierre Le Clerc, fils de Gallerand le Clerc », etc.)

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La grosse tour des Tournelles à Champlieu, ancien « lieu seigneurial » du fief de Donneval et Champlieu

Le dénombrement par Jacques Blouet de sa seigneurie de Donneval et Champlieu, en 1400, a été mentionné par Claude Carlier mais son contenu restait inédit. Ce document, conservé aux Archives Nationales, révèle que l’ancien lieu seigneurial du fief de Donneval et Champlieu était une imposante tour appelée « Les Tournelles« . Cette tour, dont le souvenir persiste via le micro-toponyme « Les Tournelles », était située à l’endroit où les fouilles archéologiques du XIXè et XXè siècle ont révélé un théâtre et un temple gallo-romain.

Le territoire de l’actuelle commune d’Orrouy était autrefois partagé entre les deux terroirs : celui de la paroisse de Champlieu et celui de la paroisse d’Orrouy. D’un point de vue féodal, le territoire de Champlieu correspondait grossièrement au fief dit « de Donneval et de Champlieu » alors que le territoire d’Orrouy correspondait à la « terre et seigneurie d’Orrouy », réunion tardive de six fiefs de mouvances diverses (1). Une exception notable concernait le hameau des Eluats, dépendant spirituellement de la paroisse de Champlieu mais féodalement de la seigneurie d’Orrouy. La frontière entre les fiefs de « Donneval et Champlieu » d’une part, et d’Orrouy d’autre part, marquait aussi la limite féodale entre la châtellenie de Béthisy et celle de Crépy : le fief de « Donneval et Champlieu » relevait en arrière-fief de Béthisy, et les six principaux fiefs d’Orrouy relevaient de la châtellenie de Crépy, directement ou comme arrière-fiefs.

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Relevé systématique des registres paroissiaux d’Ambleny (1578 – 1616 et 1624 – 1710)

Introduction

Ce relevé systématique des registres de baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse d’Ambleny (Aisne), pour les périodes 1578 – 1616 et 1624 – 1710, a été réalisé au début des années 1990 par Bernard et Laurent Kokanosky. Il correspond aux deux premiers registres paroissiaux conservés aux Archives Départementales de l’Aisne, conservés sous les cotes GG1 et GG2, aujourd’hui consultables sous forme de microfilms, cotés 5Mi0951 (1578 – 1692) et 5Mi0952 (1693 – 1710)

Une version papier de ce relevé (plus de 450 pages, en deux tomes) a été déposée en 1994 aux Archives Départementales de l’Aisne et à la mairie d’Ambleny. Cette version en ligne est une version corrigée et augmentée de certaines notes. Elle avait été préalablement publiée sur la page personnelle de Bernard Kokanosky, hébergée par le services « Pages Persos » d’Orange. Ce service ayant fermé en 2023, cette page n’est aujourd’hui plus disponible. Il en existe toutefois une sauvegarde sur le site Internet Archive (Wayback Machine) ici, qui ne comprend toutefois pas les liens vers certaines photos d’actes.

Nous avons découpé la période étudiée en tranches de 10 ans sauf pour le début (1578 – 1616) et la période finale qui comprend 11 ans. Chacune de ces périodes est accompagnée d’une table des naissances masculines, des naissances féminines (éventuellement des naissances de sexe non mentionné), de deux tables de mariages (par ordre alphabétique des époux et des épouses) et enfin, d’une table des décès.

Avertissement : malgré tout le soin apporté à l’établissement de ce relevé, des erreurs peuvent subsister. Les données présentées sont donc susceptibles d’évoluer, en fonction de diverses corrections ou ajouts effectuées par l’auteur, ou suggérées par des lecteurs. Si ces données doivent être utilisées, en particulier sur des sites de généalogie, merci d’indiquer ce travail comme référence, comme requis par la licence d’utilisation mentionnée ci-dessous.

Pour mentionner ce travail : "Bernard KOKANOSKY et Laurent KOKANOSKY, Relevé systématique des registres paroissiaux d'Ambleny (1578-1616 et 1624-1710), Archives du Valois, https://archivesduvalois.com/2024/01/30/releve-systematique-des-registres-paroissiaux-dambleny-1578-1616-et-1624-1710/, publié le 30 janvier 2024"

LICENCE D’UTILISATION : ce travail est protégé par une licence Creative Commons CC BY-NC-SA 4.0. Vous êtes donc autorisé à le partager et à l’adapter moyennant un certain nombre de conditions (attribution, pas d’utilisation commerciale et partage dans les mêmes conditions). Merci de vous reporter au texte de la licence pour plus d’informations.

Si vous êtes intéressés par l’histoire des lieux et/ou des familles mentionnées dans cet inventaire, consulter mes autres relevés, ou souhaitez participer au dépouillement d’autres minutiers, vous pouvez me contacter (laurent.kokanosky(at)gmail.com).

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Nous avons découpé la période étudiée en tranches de 10 ans sauf pour le début (1578-1616) et la période finale qui comprend 11 ans. Chacune de ces périodes est accompagnée d’une table des naissances masculines, des naissances féminines (éventuellement des naissances de sexe non mentionné), de deux tables de mariages (par ordre alphabétique des époux et des épouses) et enfin, d’une table des décès.


Au sujet du registre GG1

Le premier registre d’Ambleny (GG1) semble être en grande partie une recopie, du moins depuis son début jusqu’aux environs de l’année 1660. En effet, la table retranscrite ici fait apparaître des ratures, des inversions et quelques curiosités, comme le 15.11.1585 où l’on trouve la naissance de la femme de François Trélène, ou, à la page 3, la naissance de Charlotte Bourgeois à Ressons. De plus de nombreuses lignes sont cochées comme si le curé avait effectué une vérification à partir d’un autre registre. Enfin le faible nombre de naissances dans les années les plus anciennes pourrait signifier que n’ont été notées que les naissances des personnes vivantes à la date de rédaction de la table. La suite du registre, après une lacune 1617 – 1623, n’est qu’une succession d’actes de naissance rédigés visiblement de la même main sans aucune signature, (avec parfois un changement de rédacteur), certains actes étant même inachevés.

L’idée d’une recopie faite à partir d’un autre registre prend corps quand on lit dans un registre de contrôle des actes (AD Aisne, C 3868 folios 19 verso et 20 recto) aux dates des 18 et 19.08.1724 (entre autres car il y a 13 actes !) :

De ce jour, un extrait de dessus le registre des mariages de la paroisse d’Ambleny, par lequel il paraît que François de la Tombe, demt à Ambleny, et Jeanne Hallus, demt audit lieu, se sont épousés et mariés dans ladite paroisse d’Ambleny, le 10.12.1623, et délivré par Charpentier, greffier du bailliage, le 13 juillet 1724.

De ce jour, un extrait du registre des baptêmes de la paroisse de Saint Martin d’Ambleny, par lequel il paraît que le 30.12.1599, il a été baptisé une fille de Pierre Hallus et Crespine Guiblin, et délivré par Charpentier, greffier du bailliage, le 30 décembre 1723.

D’autres actes de naissance sont mentionnés :

Par certificat de Sencier, curé d’Ambleny :

 
      11.03.1668     : ° Marie, fille de Pierre Daussy. 
      06.01.1664     : ° Jean, fils de Jean de la Tombe et de Simone Sury 

Par certificat de Charpentier, greffier du bailliage

      11.09.1604     : ° fils de Pierre Hallus et Crespine Guiblin 
      28.03.1630     : ° fils de François de la Tombe et Jeanne de Hallus 
      18.02.1636     : ° fils des mêmes 
      St Michel 1639 : ° fille des mêmes 
      20.02.1640     : ° fils d'Henry Hallus et Magdelaine Barat 
      11.02.1676     : ° Anne, fille d'Antoine de la Tombe et Marie Varenflos 
      20.04.1674     : ° Antoinette, fille des mêmes 
      02.11.1681     : ° Claude, fils des mêmes 
      24.02.1700     : ° Claude, fils du même et de Françoise Marchand 

Enfin, dans le registre GG1 lui même, on peut lire après un acte daté d’avril 1656, cette phrase : Nota que le vieux registre commençant en 1571 est au présidial.

On peut en conclure que le vieux registre qui était au présidial, ensuite au greffe, et qui a sans doute été détruit par le feu lors de l’incendie du greffe de Soissons en 1814, commençait en 1571, contenait les mariages et les naissances (mais peut-être sans les prénoms des enfants), jusqu’environ 1650, (tout comme le début du registre GG1 de Ressons) et qu’il a été recopié par le curé qui a pris la peine d’inscrire les prénoms.


Au sujet du relevé

Relevé des actes de baptême

On trouvera de gauche à droite, la date (jour/mois) de baptême, les prénom et nom de l’enfant suivis du prénom du père et du nom de la mère. En dessous, on lira les parrain et marraine, avec transcription de toutes les informations figurant dans l’acte, y compris quel a été l’officiant (vicaire ou curé du voisinage), sauf s’il s’agit du curé d’Ambleny lui même.

Relevé des actes de mariage (le premier est daté du 17 juin 1669)

 On y trouvera les noms des époux, des personnes qui les assistent, des témoins ainsi que les noms des personnes qui signent ou marquent. Toutes les informations contenues dans l’acte sont donc disponibles ici, à part la graphie des signatures, ce qui parfois permet de fructueuses découvertes.

Relevé des actes de décès (le premier date du 2 janvier 1675)

Là encore, on trouvera tous les renseignements contenus dans l’acte, mais le plus souvent ces renseignements sont bien maigres….


Au sujet des noms et prénoms

La lecture des noms de famille est parfois difficile et les variantes orthographiques nombreuses. Aussi nous demandons au lecteur de faire preuve d’indulgence et de garder l’esprit ouvert lors de la recherche d’un nom particulier.

Exemples :   Demont, Demon ou Demond            Vernin ou Vervin 
             Drouet, Droy ou Droit              Pez, Pé, Plé ou Pelé 
             Faumont, Faulmont ou Fomont        Drest, Derest ou de Rest 
             Hallus, Hallu, Hallue, Halluet     ....... etc ........ 

Pour autant qu’il soit possible de le faire lors d’un relevé rapide aux AD, nous avons essayé de respecter l’orthographe parfois curieuse et ancienne des prénoms, comme Anthoine, Elaine, Margueritte, Chrespine, Nicolle, Simonne, Magdelaine ou Magdeleine, etc. Par contre, il est curieux de remarquer que Jean n’est pratiquement jamais écrit Jehan ….

De plus, pour chaque période de 10 ans, nous avons construit des tables alphabétiques des naissances masculines et féminines, des mariages et des décès (s’il y en a). Cependant dans celles-ci, nous n’avons pas tenu compte des très nombreuses variantes orthographiques rencontrées, nous contentant d’indiquer la forme moderne du nom ou du moins ce qui nous semble le plus s’en rapprocher comme par exemple Pé = Pelé = Pelet = Plé, de Rest = Derest = Drest, Jessien = Gessien, … etc ….

De même, dans nos tables, nous avons classé le patronyme Melin avec celui de Molin. Cette variation orthographique apparaît principalement vers 1674 où Jacques, fils d’Antoine Molin et Judith Rousseau (° 10.02.1647), fait écrire son nom sous la forme Melin, ce qui fait apparaître des actes curieux où, dans la marge on lit Molin, alors que dans l’acte lui-même on lit Melin. Cela concerne essentiellement le couple Jacques Mo(e)lin – Marie Basselier qui se marient le 06.11.1674. Contrairement aux autres variations dans les patronymes, celle-ci semble systématique et peut-être délibérée; aussi le choix de classer les Melin parmi les Molin sera-t-il rappelé plusieurs fois.


Informations diverses

Abréviations employées  :  "jne"   =  "le jeune" 
                           "aîné"  =  "l'aîné" 
                           [blanc] =  nom ou prénom laissé en blanc 
                           ....... =  non déchiffré 
                           (??)    =  déchiffré mais douteux 
et suivant une date de décès   *   = inhumation dans l'église 

Des renseignements supplémentaires seront parfois insérés entre deux actes. Ils concernent des personnes qui sont nos ancêtres ou qui ont été rencontrées dans les actes du notaire d’Ambleny, au hasard de nos recherches. Ces renseignements seront précédés du mot Note. D’autres notes figurent aussi dans le registre lui même mais seront précédées, comme dans le registre, du mot Nota.

R E L E V E 1578 – 1616


REMARQUES

Au cours de nos explorations des minutes notariales d’Ambleny, nous avons rencontré certains personnages figurant dans ces tables. Nous avons donc indiqué, (cf. ci-contre la rubrique « Notes ») l’essentiel des renseignements ainsi glanés, ce qui pourra aider certains lecteurs dans la recherche de leurs ancêtres ayant vécu dans cette commune.


Page n° 1 du registre : 1578 – 1585

Mémoire des baptêmes des enfants        1578 
tous (?) plus connus qu'on
ne pourra chercher en ces
registres

19.10.1578 Robinette Demont
29.10.1578 Simon Molin Note 1

23.08.1579 Barthélémy Petit

18.04.1582 Isaac Vernin
10.12.1582 Marguerite Pez

09.01.1583 Hubert Drouet
24.08.1583 Hubert Faumont
08.09.1583 Charles Duchemin

07.01.1584 Guillemette Bonnier
13.02.1584 Charles Fortier
18.05.1584 Claude Lenglet
03.07.1584 Marie Briois
15.07.1584 Françoise Bernier
09.09.1584 Marie Aubri
Marie Drulin
20.09.1584 Sandrine Dudrumel
17.10.1584 Adriane Pugnant

14.02.1585 Isaac le Vinier
09.04.1585 Marie le Clercq fille de Jehan le Clercq Note 2
01.07.1585 Marguerite Drest fille de Anthoine Drest Note 3

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Inventaire analytique des actes passés devant Georges BLAVET, notaire à Pierrefonds (1674 – 1704).

Georges BLAVET, procureur à Pierrefonds, a également exercé comme notaire royal entre 1674 et 1704. La première minute conservée date du 30.09.1674 et la dernière du 01.04.1704, alors que le baillage particulier de Pierrefonds venait d’être supprimé. Les minutes sont conservées aux Archives Départementales de l’Oise, sous les cotes : 2 E 58/51 (1674, 30 septembre-1679), 2 E 58/52 (1680-1685), 2 E 58/53 (1686-1690), 2 E 58/54 (1691-1695), 2 E 58/55 (1696-1704, 1er avril). Un répertoire du minutier est également conservé sous la cote 2E58/5 et a été utilisé pour constituer cet inventaire analytique. Ce répertoire a été rédigé dans la première moitié du XVIIIè siècle par le notaire Antoine OBRY, établi à Attichy, qui était en possession du minutier de Georges BLAVET.

Avant d’être notaire, Georges BLAVET était sergent royal, comme on le voit dans un acte de 1664. Il était marié à Sébastienne SABINET: son contrat de mariage, daté du 30.03.1660, doit se trouver dans les archives du notaire Claude DE VIENNE (selon l’inventaire de ces archives). Georges BLAVET était donc en parenté avec les SABINET, l’une des familles les plus notables de Pierrefonds, qui a donné plusieurs prévôts de Pierrefonds (Pierre SABINET, prévôt dès 1609, décédé en 1626 ou 1627; Pierre SABINET, prévôt en 1628 et au moins jusqu’en 1639; Sulpice SABINET, prévôt en 1652).

Sébastienne SABINET, née en 1601 à Pierrefonds, fille du prévôt Pierre SABINET et de Crespine VISIGNIER, avait été mariée (avant 1641) à Pierre LE DOYEN, procureur, notaire royal et tabellion royal à Pierrefonds, dont elle était veuve en 1652. L’identité de cette Sébastienne SABINET avec la femme de Georges BLAVET est confirmée dans un acte de 1678. Alors veuf, Georges BLAVET est témoin en tant qu’oncle au contrat de mariage de Anne HERMERYE, fille de Pierre HERMERYE et de Elisabeth LE DOYEN. Il y avait une grande différence d’âge entre les deux époux: Sébastienne SABINET était née en 1601, et Georges BLAVET a exercé jusqu’en 1704.

Les origines familiales de Georges BLAVET seraient à rechercher dans son contrat de mariage. On sait qu’il avait des biens à Bonneuil et à Lieu-Restauré, ce qui le rapproche d’Anobert BLAVET, sergent royal à Bonneuil en 1614, de Philippe BLAVET, de Bonneuil, mentionné en 1639 qui était en proche parenté avec le notaire Robert PETIT, de Bonneuil. A Pierrefonds, on note un Antoine BLAVET, praticien en 1629.

Ce post fournit le titre et, dans la plupart des cas, l’analyse de tous les actes conservés entre 1674 et 1679. Quelques actes cités dans le répertoire n’ont pas été retrouvés. Ils sont soit perdus, soit mal classés et rangés dans l’un des 3 cartons qui n’a pas encore été explorés. Quelques autres actes postérieurs à 1679 sont également analysés, et cet inventaire sera complété au fur et à mesure des dépouillements.

Avertissement : malgré tout le soin apporté à l’établissement de cet inventaire, des erreurs peuvent subsister. Il reste aussi un certain nombre d’actes à déchiffrer ou à compléter. Les données présentées sont donc susceptibles d’évoluer, en fonction de diverses corrections ou ajouts effectuées par l’auteur, ou suggérées par des lecteurs. Si ces données doivent être utilisées, en particulier sur des sites de généalogie, merci d’indiquer ce travail comme référence, comme requis par la licence d’utilisation mentionnée ci-dessous.

Pour mentionner ce travail : "Laurent KOKANOSKY, Inventaire analytique des actes passés devant Georges BLAVET, notaire à Pierrefonds (1674-1704), Archives du Valois, https://archivesduvalois.com/2024/01/21/inventaire-analytique-des-actes-passes-devant-georges-blavet-notaire-a-pierrefonds-1674-1704/, publié le 21 janvier 2024"

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Si vous êtes intéressés par l’histoire des lieux et/ou des familles mentionnées dans cet inventaire, consulter mes autres relevés, ou souhaitez participer au dépouillement d’autres minutiers, vous pouvez me contacter (laurent.kokanosky(at)gmail.com).

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Année 1674

(7401) 30.09.1674 Accord entre François FERET, sergent royal en la prévôté et châtellenie de Pierrefonds, François LEVESQUE, laboureur, Albin TERJU, marchand hostelain, Toussaint BAILLET, maçon à Pierrefonds, Antoine DESGRANGES, vannier, Sulpice CUVILLIER, cordonnier, Florent CRESTEAU, meunier, Jean VIURET, manouvrier, collecteurs des tailles de la paroisse de Pierrefonds en 1673.

(7402) 22.10.1674 Accord entre Hélène DE VIRION, veuve de Claude DELAPORTE, vivant seigneur de Fontenoy, et Nicolas VIVIER le jeune, marchand, mari de Jeanne DELAPORTE, fille de Claude DELAPORTE et d’Hélène DE VIRION.

(7403) 26.10.1674 Accord entre Catherine LEFEBURE, femme délaissée de François MAUNOURY, fille unique de Jeanne DUMONT, vivante femme de défunt Laurent LEFEBURE, demeurant à Breuil, d’une part, et Nicolas VIVIER l’aîné, marchand à Pierrefonds.

(7404) 28.10.1674 Vente d’un bois taillis situé à Palesne, paroisse de Pierrefonds par André CORMONT, et Adriane LEMAIRE sa femme, et Pierre LEMAIRE, enfants de défunts Victor LEMAIRE et Sulpice TERJU, à Louis CRESPIN, manouvrier à Pierrefonds.

(7405) 28.10.1674 Bail pour 3 ans de 6 bêtes à laine par Hippolyte DELAHAYE, laboureur à la ferme du Rocher, paroisse de Pierrefonds, à Louis CHORA, marchand à Trosly.

(7406) 02.11.1674 Bail pour 9 ans d’une maison, grange, étable, couverte de chaume, nommée Follemprise, située au hameau de Palesne, paroisse de Pierrefonds, et de terres, par Pierre LEMAIRE, manouvrier à Pierrefonds, et André CORMONT, mari d’Adriane LEMAIRE, enfants de Victor LEMAIRE et Sulpice TERJU, à Christophe FERET, manouvrier à la Folie, paroisse de Pierrefonds. La maison provient de la succession de Sulpice TERJU.

(7407) 02.11.1674 Nicolas CAUCHEME le jeune, laboureur à Hautefontaine, Pierre CAUCHEME, laboureur à Jaulzy, Antoine LOURSON, laboureur à Montigny et Marie CAUCHEME sa femme, enfants de défunts Jean CAUCHEME et Marie BAILLET, héritiers de Nicolas SERVA, fils d’Antoinette BAILLET, vivante femme de Charles SERVA.

(7408) 07.11.1674 Marguerite DEBILLY, femme de Jean TERJU, manouvrier à Pierrefonds, auparavant veuve de Jean DE VILLIERS, manouvrier. Fait suite à la donation faite à Marguerite DEBILLY par Toussaint BOUCHER son oncle, époux de Marguerite CORMONT, lors de son contrat de mariage avec Jean DE VILLIERS, passé pardevant VUAROQUIER et DE VIENNE le 22.10.1671, dont elle n’a pas eu d’enfants.

(7409) 11.11.1674 Bail pour 9 ans par Symphorien NOEL, demeurant à la Thuillerie, paroisse de Montgobert, à Nicolas DESMESIERES, bourgeois de Paris, demeurant rue Simon Le Franc, de la maison de la Thuillerie, consistant en cuisine, cellier, fournil, 3 chambres, grenier, cave, escalier, colombier, grange, étable, le tout enclos de murs, couverte de tuiles et de chaume, cour, jardin, clos d’arbres, 2 viviers à mettre poissons, pré et terres labourables. Les terres tiennent à Antoine NOEL, sieur de la Boue.

(7410) 12.11.1674 Vente par Adrien ATHENAS, conseiller du roi et de son altesse royale, lieutenant civil et criminel au bailliage et châtellenie de Pierrefonds, à Pierre DELALUN, manouvrier à Roy-Saint-Nicolas, et Antoinette CHAPERON, sa femme, d’une maison , étable, rouilly à porcs, cour, jardin, lieu et pourpris, située à Roy-Saint-Nicolas, paroisse de Bérogne.

(7411) 12.11.1674 Contrat de mariage entre Jean COUSIN, fils à marier de défunt Pierre COUSIN et de Jeanne CARRIER, assisté de ladite CARRIER, de Pierre COUSIN et François COUSIN ses frères, de Jacques VIVIER fils à marier de Nicolas VIVIER, marchand à Pierrefonds, son cousin, et de François MUSNIER son parrain, d’une part, et Jacquelaine SIVRET, fille à marier de Jean SIVRET et de Marguerite HAVIOT, assistée de Jean HAVIOT, demeurant à Chelles, de Catherine MOUY, femme de Pierre HAVIOT, demeurant à Chelles, de Pierre FAISSELOT, mari de Jacqueline CAUDERELLE, André DANGER, ses parrain et marraine, de Pierre CRESPIN, son voisin, d’autre part.

(7412) 12.11.1674 Vente de la maison de la Thuillerie et de terres, situées à Montgobert, par Symphorien NOEL, « pour subvenir à ses affaires », à Nicolas DESMESIERES (voir ci-dessus acte 7409)

(7413) 15.11.1674 Accord entre Symphorien NOEL, sieur de la Boue, et Nicolas DESMESIERES (voir ci-dessus acte 7412)

(7414) 20.11.1674 Bail à loyer pour 3 ans par Adrien ATHENAS, conseiller du roi et de son altesse, lieutenant au bailliage et châtellenie de Pierrefonds, à Sulpice FERET, maître tailleur d’habits à Pierrefonds, d’une maison, cuisine, cellier, fournil, cave et chambre haute, située à Pierrefonds, où demeure à présent Pierre DE LIENCOUR.

(7415) 20.11.1674 Titre nouvel par Pierre NAVET, roulier demeurant à Roy-Saint-Nicolas, paroisse de Bérogne, fils et héritier de défunt Jacques NAVET son père, qui était fils et héritier de Christophe NAVET, au profit de damoiselle Marie TEMPETE, veuve de Georges GOSSET, vivant procureur et notaire royal à Pierrefonds. Concerne une maison à Roy-Saint-Nicolas.

(7416) 26.11.1674 Bail à ferme de terres à Pierrefonds par Pierre FAUVEL, huissier audiencier aux eaux et forêts du duché de Valois, demeurant à Villers Cotterêts, tant en son nom que comme fondé de pouvoir de Claude LEFORT, notaire royal à Blérancourt, époux de Crespine FAUVEL, pour Gabriel MANCHE. Certaines terres sont mentionnées comme à partager avec Louis LECLERC, maître chirurgien à Tracy, époux de Marie FAUVEL. Les terres viennent de Nicolas FAUVEL, père desdits FAUVEL.

(7417) 25.11.1674 Obligation par Philippe DESTREILLE, vigneron à Gilocourt, et Anne BARRE sa femme, pour Adrien ATHENAS, conseiller du roi, lieutenant au bailliage de Pierrefonds.

(7418) 02.12.1674 Titre nouvel par Isaac PINGOT, laboureur à Croutoy, pour lui et comme tuteur de ses enfants mineurs de défunte Catherine OBLET, Jean MOMMACQUE, demeurant à Croutoy, pour lui et comme tuteur de ses enfants mineurs de défunte Laurence OBLET, et Madeleine GOURLET, veuve de feu Isaac OBLET, demeurant à Croutoy, pour elle et ses enfants mineurs, au profit de damoiselle Marie TEMPESTE. Les OBLET sont tous enfants de Isaac OBLET, vivant laboureur à Croutoy. Concerne le tiers d’une maison « où il y a plusieurs demeures », située à Croutoy.

(7419) 09.12.1674 Bail à loyer par damoiselle Madeleine DE VIRION à Louis HUGNIN

(7420) 13.12.1674 Accord entre Pierre LEMAIRE, huissier royal au bailliage et châtellenie de Pierrefonds, comme receveur du revenu temporel du prieuré de Neuffontaines, demeurant à Cuise, et Emery DESPAGNE, meunier du moulin de la ville de Pierrefonds, y demeurant. Concerne une rente dûe chaque année par le moulin de la ville de Pierrefonds, propriété du prieuré de Pierrefonds, au prieuré de Neuffontaines.

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Inventaire et analyse d’actes passés devant Claude DE VIENNE, notaire à Pierrefonds (1654 – 1672)

Dernière mise à jour : 26 décembre 2023

Cet inventaire recense les actes contenus dans le minutier de Claude de VIENNE, notaire et tabellion à Pierrefonds. Il est basé sur le répertoire des minutes conservé aux Archives Départementales de l’Oise sous la cote 2E58/18 et couvre la période entre le 6 août 1651 et le 13 février 1672, pour un total de 1 413 actes. Ce répertoire a été rédigé par le notaire Antoine OBRY, qui était rentré en possession des minutes lors de l’achat de l’étude de Jacques de VIENNE, fils de Claude, en 1733. Quand aux minutes elles couvrent la période 1655 – 1672 sous les cotes suivantes : 2E58/46 (1655-1660), 2E58/47 (1661-1663), 2E58/48 (1664-1667), 2E58/49 (1668-1670), 2E58/50 (1671-1672). Certains actes mentionnés par le répertoire semblent donc manquer. En outre, quelques actes sont non communicables en raison de leur état, notamment tous les actes de l’année 1655. Fort heureusement la première page de chaque acte de l’année 1655 avaient été photographiés au début des années 2000, avant le reclassement du minutier de Pierrefonds et de devenir non communicables.

Claude de VIENNE était l’un des descendants de Raoul I de VIENNE, arrivé à Pierrefonds au milieu du XVIème siècle lorsqu’il avait acheté les fiefs du Grand Autreval et du Petit Autreval. Il était peut-être le fils de Jacques de VIENNE, sergent royal à Pierrefonds, et de Marie THONNELIER. Il avait épousé Jeanne VUAROQUIER, d’une famille qui a donné plusieurs notaires à Pierrefonds. Claude de VIENNE est décédé en 1672 ou au tout début de l’année 1673 (le registre paroissial de Pierrefonds est lacunaire pour cette période), les généalogies publiées en ligne étant fausses sur ce point. Sa dernière minute date de février 1672 et on sait qu’il était déjà décédé lorsque le contrat de mariage de sa fille Marie de VIENNE avec Charles FAUVEL le 30 janvier 1673.

A l’époque de Claude de VIENNE un autre notaire exerçait à Pierrefonds, en la personne de son oncle Laurent VUAROQUIER, dont les minutes sont conservées pour la période 1638 – 1689. 

Le présent travail liste :

  • tous les actes contenus dans l’inventaire mentionné ci-dessus
  • et propose une analyse sommaire de certains de ces actes, lorsque les cartons correspondants ont été consultés

Avertissement : malgré tout le soin apporté à l’établissement de cet inventaire, des erreurs peuvent subsister. Il reste aussi un certain nombre d’actes à déchiffrer ou à compléter. Les données présentées sont donc susceptibles d’évoluer, en fonction de diverses corrections ou ajouts effectuées par l’auteur, ou suggérées par des lecteurs.

Si vous êtes intéressés par l’histoire des lieux et/ou des familles mentionnées dans cet inventaire, consulter mes autres relevés, ou souhaitez participer au dépouillement d’autres minutiers, vous pouvez me contacter (laurent.kokanosky(at)gmail.com).

Année 1651

(5101) 06.08.1651 Déclaration d’avantage de mariage par Sébastien DEBILLY, concernant le mariage de François DEBASQUE et Anne DEBILLY
(5102) 07.10.1651 Bail à loyer par Jean VUAROQUIER à Nicolas BOURDON
(5103) 28.12.1651 Prise à loyer par Nicolas DUVAL de Nicolas LECLERC
(5104) 07.07.1651 Transaction entre Jean BOUVIER et Philippe DESPAGNE
(5105) 05.05.1651 Accord entre Jean MANCHE et Pierre CHARPENTIER

Année 1652

Pas d’acte mentionné dans le répertoire

Année 1653

(5301) xx.xx.1653 Contrat de mariage entre François MELAYE et Anne MANCHE
(5302) xx.xx.1653 Bail à loyer par Simon CHANOYNE à Robert LE VASSEUR
(5303) 13.06.1653 Promesse de faire partage entre Claude DELAPORTE et Charles DELAPORTE
(5304) 12.06.1653 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à François CATENAY

Année 1654

(5401) 16.03.1654 Bail à loyer par Antoine MELAYE à François MELAYE
(5402) 11.05.1654 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à Mesme DE VIENNE
(5403) 01.06.1654 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à Nicolas BRIZART
(5404) 20.06.1654 Transaction entre Claude DELAPORTE et Nicole DELARUELLE
(5405) 13.10.1654 Vente par Martin VERSOT à Gabriel VERSOT
(5406) 10.12.1654 Procuration par Robert LE VASSEUR
(5407) 23.12.1654 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à Pierre JUILLIART
(5408) 03.12.1654 Bail à loyer par Gilles CHESNART à Sulpice SEROUILLE

Année 1655

(5501) 29.11.1655 Echange entre Antoine VASSET et Denis TROTTIN
(5502) 01.12.1655 Vente par Toussaint DEBILLY à Sulpice SEROUILLE
(5503) 01.12.1655 Bail  à surcens par Pierre DELAPORTE à Pierre MALERTHUS
(5504) 14.10.1655 Cédement de bail à loyer par Jean DEBEAUTE à Pierre DE VILLERS
(5505) 04.12.1655 Bail à loyer par Pierre DE LIANCOURT à Nicolas CRESTEL
(5506) 09.12.1655 Cédement de bail à loyer par Sulpice SEROUILLE à Albin TERJU
(5507) 26.12.1655 Vente par Marie CADOT veuve de Hilaire PERDU à Marie BOULONGNE
(5508) 04.11.1655 Bail à loyer par Jean VUAROQUIER à Hubert BOULAND
(5509) 06.11.1655 Bail à loyer par Louise COUTELLET à Jean CHARPENTIER
(5510) 27.11.1655 Transaction entre Jeanne LEFEURE, veuve LHERMITTE, et Jean LOMBART
(5511) 29.11.1655 Cédement de bail par Nicole DELARUELLE à Mesme DE VIENNE
(5512) 23.12.1655 Nicolas XXXX à Nicolas VIVIER
(5513) 03.04.1655 Bail à loyer par Pierre HERMOY à Simon CHANOINE
(5514) 31.06.1655 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à Sulpice BOURGOIS
(5515) 21.06.1655 Vente par Pierre TERJU à Antoine CHESNART
(5516) 11.07.1655 Quittance d’Antoine LEDOIEN à Sulpice LEDOIEN
(5517) 09.08.1655 Vente par Pierre SEROUILLE à Toussaint CRESTEL
(5518) 09.08.1655 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à Hneri DELACOUR
(5519) 05.09.1655 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à Pierre BERTIN
(5520) 07.09.1655 Bail par Gilles CHESNART à Simon CHANOINE
(5521) 04.10.1655 Bail à loyer par Claude DELAPORTE à Simon HACHETTE

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