Archives du mot-clé Pierrefonds

Toponymie et microtoponymie à Pierrefonds

Grâce au nombre très important de documents fonciers anciens qui sont parvenus jusqu’à nous (notamment des minutiers notariaux très complets et des séries d’aveux et dénombrement féodaux pour le XVIè et le XVIIè siècle) plus de 200 microtoponymes anciens ont pu être identifiés sur l’ensemble du terroir de Pierrefonds, la plupart correspondant à des lieux non habités. Parmi les plus anciens, il y a notamment ceux cités dans un dénombrement du fief de Ruisseaux daté de 1500 mais recopié sur un dénombrement plus ancien de la fin du XIVè ou du début du XVè siècle.

Pierrefonds, extrait du cadastre actuel © GEOPORTAIL

Un grand nombre des microtoponymes recensés sont antérieurs au XVIIè et XVIIIè siècles. Certains, cités dès le XVè siècle sont encore présents sur le cadastre de la première moitié du XIXè siècle disponible en ligne sur le site des Archives Départementales de l’Oise (La Croix Néret, le Cornouiller, La Hayette, …), d’autres avaient déjà disparu au début du XVIIè siècle (Les Trois Seaulx) ou ont disparu au cours du XVIIè siècle (La Feste du Mont, La Haute Borne, …). Certains lieudits, mentionnés sur le cadastre de la première moitié du XIXè siècle, n’apparaissent jamais dans les minutes notariales du XVIIè siècle (le Château Théodore): des sondages supplémentaires dans les minutes notariales du XVIIIè siècle permettraient sans aucun doute de dater leur apparition. Aucun toponyme n’est apparu entre le cadastre de la première moitié du XIXè siècle (dit napoléonien) et aujourd’hui. Lire la suite

Guillaume du Sable, auteur de « La Muse Chasseresse » (1611), son environnement familial et ses origines

Nous ne connaissons de Guillaume du Sable que son ouvrage « La Muse Chasseresse », imprimé en 1611. Tout comme la note assassine figurant sur l’exemplaire de « La Muse Chasseresse » conservé à la Bibilothèque de l’Arsenal (« Ses vers sont médiocres. Ce sont des espèces de coq-à-l’âne que l’ont a appelé depuis des amphigouris« ), les commentaires que Viollet-le-Duc a pu en faire dans son « Catalogue des livres composant la bibliothèque de M. Viollet-le-Duc » ne créditent du Sable que d’un « très médiocre talent poétique » mais lui reconnaissent toutefois un « intérêt historique très réel ».

Les éléments biographiques concernant du Sable sont parcellaires : la notice figurant en préambule de l’édition (partielle) de 1884 de la « Muse Chasseresse » mentionne que, « gentilhomme de la vénerie du roi » (charge pour laquelle il aurait servi pas moins de huit rois, à partir de François 1er) et huguenot Guillaume du Sable « parait avoir résidé » pendant la Ligue « dans le pays de Compiègne ». Elle le considère également comme étant « de très bonne noblesse, originaire de Gascogne », supposition sans doute reprise de Guillaume Colletet, dans les quelques pages qu’il lui consacre dans ses « Vies des Poètes Français ». Origine pour le moins douteuse puisque certains des quatrains de Guillaume du Sable (non inclus dans l’édition de 1884) sont destinés à ses cousins, issus de familles de la noblesse du Valois (les Vassan, Nogentel et Grandmaison). D’après Colletet, Guillaume du Sable serait mort en 1615, à plus de 80 ans.

Capture d’écran 2014-01-01 à 11.18.18

La Muse Chasseresse – édition de 1884 disponible sur Gallica

Quelques documents d’archives retrouvés récemment sur Guillaume du Sable permettent de le mieux situer dans son contexte familial et géographique, dans la région de Vivières (Aisne). En effet, deux documents notariés où figurent la signature de Guillaume du Sable nous sont parvenus : Lire la suite